Compte pénibilité, pacte de responsabilité le point de vue des DRH

08

JUN

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Compte de pénibilité et pacte de responsabilitéCompte pénibilité et Pacte de responsabilité : le point de vue des DRH

L’ANDRH – l’Association Nationale des DRH, en partenariat avec le cabinet Inergie et la revue Entreprise et Carrières, vient de publier les résultats du baromètre « Défis RH ». Cette année, les Directions des Ressources Humaines ont été interrogées sur leur vision du compte de pénibilité et du Pacte de responsabilité. En voici les premiers enseignements.

Compte pénibilité : des DRH en demande de simplification

Les résultats du baromètre sont sans appel : 80% des DRH interrogés sont en attente de mesures de simplification du compte pénibilité et seul un quart d’entre eux se déclare prêts à sa mise en place. Des décrets d’application publiés tardivement et un dispositif complexe expliquent sans doute ces mauvais résultats. Et les préconisations de Michel de Virville faites au gouvernement pour son application ne semblent pas rendre les DRH plus optimistes.

En revanche, ces derniers sont plus nuancés concernant le Pacte de responsabilité. Ils affirment, pour un tiers d’entre eux, que les mesures d’aides mises en place ont eu pour conséquence une diminution « significative » des charges sociales pour les entreprises. Pour rappel, ces mesures, destinées à relever la compétitivité des entreprises et à faire baisser le chômage, visaient notamment le coût du travail et les impôts des sociétés.

Investissement et budget formation 

Ces baisses de charges sociales ne devraient cependant pas tout de suite profiter à l’emploi. En effet, 55% des DRH annoncent que les bénéfices de ces baisses iront à des investissements d’entreprise, plus particulièrement à la recherche et à l’innovation. La création d’emploi n’est citée que par 27% des personnes sondées. La politique de rémunération arrive, quant à elle, en dernière position, avec seulement 9% des déclarations.

Enfin, les DRH l’assurent, la fin de l’obligation légale ne devrait pas avoir de conséquence sur leur politique de formation. Mais, pour l’ANDRH, c’est sans compter sur les directions financières, qui, l’an prochain, ne manqueront pas de noter que la contribution à la formation professionnelle continue est désormais fixée à 1% de la masse salariale (pour les entreprises d’au moins 10 salariés), contre 1,6%.
En collaboration avec Delphine Guidat

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