Le CPF vu par ses futurs bénéficiaires

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MAR

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CPF 2015

Le Compte Personnel de Formation est un des dispositifs phares de la réforme initiée en mars 2014. La DGEFP – Délégation Générale à l’Emploi et à la Formation Professionnelle – a demandé à l’Institut BVA d’en mesurer la perception auprès des actifs, qui ont désormais cet outil à leur disposition. Et ces derniers semblent en avoir une vision plutôt positive.

Etre à l’initiative de sa formation grâce au CPF

Une fois le dispositif du Compte Personne de Formation expliqué, l’Institut BVA a pu demander aux futurs bénéficiaires leur avis et leur conception du CPF. Pour nombre d’entre eux, un des aspects forts du CPF est qu’il laisse au salarié l’initiative de sa formation. Le fait de ne pas avoir à demander d’autorisation à d’absence à l’employeur pour les formations hors temps de travail est perçu comme intéressant. Les actifs ont ainsi le sentiment qu’ils seront plus libres de choisir et de se diriger vers une reconversion professionnelle.

La notion de portabilité est aussi jugée comme une idée phare,  permettant un meilleur suivi de l’évolution professionnelle. Et la question de l’éligibilité des formations ne semble pas être un frein pour les futurs bénéficiaires. Nombreux sont ceux qui, loin d’y voir une restriction dans leur choix, en perçoivent l’atout, les aidant à mieux cibler des formations utiles sur le marché de l’emploi.

Le CPF, des modalités à clarifier

Mais, même s’ils revendiquent plus d’autonomie, les actifs pointent aussi du doigt le besoin d’accompagnement de la part de leur entreprise. Ce reproche était déjà fait au DIF, apparenté au CPF pour les salariés. Pour ces derniers, la formation est d’ailleurs de la responsabilité de l’employeur  avant tout.

Le socle des 150 heures pose aussi question : seront-elles suffisantes pour s’engager dans des formations qualifiantes ? Les salariés en doutent. De même, un besoin de clarification a été pointé par l’étude. Le fonctionnement du CPF reste « flou » pour ses futurs bénéficiaires, qui s’interrogent sur son utilisation ou sur les conditions d’abondement.

La DGEFP devra prendre en compte ces attentes et ces critiques si elle veut éviter que le CPF ne connaisse le même sort que le DIF, finalement peu utilisé.

En collaboration avec Delphine Guidat

 

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